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A TOULON, INAUGURATION DE L’ATELIER-GALERIE DE MF LEJEUNE ET FINISSAGE D’UNILATÈRES AVEC AMÉLIE BEAUFFORT ET SYLVIE PIC À LA PORTE ETROITE

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Autour de la maison de la photographie, dans ce quartier de Toulon, il se passera désormais toujours quelque chose : l’art contemporain gagne du terrain – et c’est une bonne nouvelle. Deux « petits lieux » ( la dimension n’a rien à voir avec la qualité ) méritent un détour : l’atelier de MARIE-FRANCE LEJEUNE qui vient d’être inauguré, et la galerie LA PORTE ETROITE où exposaient SYLVIE PIC et AMELIE DE BEAUFFORT.


ATELIER-GALERIE DE MARIE-FRANCE LEJEUNE


Avoir accès à un atelier d’artiste est un privilège - l’atelier-galerie de MARIE-FRANCE LEJEUNE, un grand aquarium clair, transparent, donne à voir depuis la rue des œuvres qui ont jalonné son parcours d’artiste depuis 25 ans. Un choix judicieux de pièces parmi celles qui avaient été exposées à la Villa Tamaris Centre d’Art en 2013.



« La photographie et la peinture comme matières ». Le privilège, c’est que l’artiste est là, vivante, disponible, à nos questionnements, et on ne peut en ressortir qu’enrichis, et toujours étonnés des chemins que prend la création artistique. Être en contact avec l’artiste permet de découvrir la cohérence et la rigueur de sa démarche, la pertinence des réponses plastiques dans les œuvres qui rebondissent sans cesse, et de façon inattendue : de la table-lampadaire de salon éclatée ( 2002 ) aux sculptures de coulures acryliques ( 2008-2009 ), bien d’autres surprises nous attendent encore… ça, c’était HIER. Les dernières créations confirment cette longue approche vers la peinture pure, DANS la peinture pure... Surprenant !


GALERIE LA PORTE ETROITE :" UNILATÈRES" D’AMELIE DE BEAUFFORT ET SYLVIE PIC -



Au mur, des œuvres délicates, petits objets fragiles et dérisoires en papier, inidentifiables, quatre stupéfiants dessins d’une forme surgie d’un clair-obscur mystérieux et aussi un ensemble d’ardoises d’écolier, avec son meuble de rangement, sur lesquelles se décline la même image d’un « objet » qui tournoierait obstinément sur lui-même. Si on veut bien se laisser embarquer, nous plongeons dans un monde poétique et virtuel la durée d’une apnée dans l’espace et le temps.


Car il est question d’espace et de temps, d’intérieur et d’extérieur, de dedans et de dehors, pour cette exposition placée sous le signe de MOËBIUS.

Les petits choses fragiles d’ Amélie DE BEAUFFORT sont en fait d’ironiques et matérielles réponses au fameux ruban : elle nous incite à suivre du doigt et de l’œil les opérations complexes pour abolir les frontières entre intérieur et extérieur, à cheminer avec elle sur les bords et surfaces tordues, passer sans le savoir du dedans au dehors.


SYLVIE PIC aussi navigue dans l’espace et le temps de Moëbius,

en explorant sans répit la notion de limites - mais avec une technique opposée : le dessin pur. Par une habilité bluffante, son réseau de traits de crayons de couleurs fait apparaître des objets dont elle étudie sans fin les transformations (ou les déformations). On est alors plus dans une affaire de temps de la réflexion et des mouvements de la pensée, et aucune autre pratique que celle du dessin ne saurait être plus pertinente. Comme le dit Bernard MONINOT « Le dessin est le trajet des idées en transit ». Grâce à sa maîtrise du trompe-l’œil, elle cultive l’ambiguïté : objets réels, objets virtuels, objets possibles ? Dans quel espace ? Les formes indiquent un volume, mais la surface très présente de l’ardoise renvoie à la planéité, et le cadre en bois aux limites.

Je ressors de la galerie avec une fois encore la reconnaissance qu’on doit aux artistes d’être ce qu’ils sont, pour leur obstination à poursuivre et explorer ce qui fait leur raison de vivre, et me reste en tête cette histoire du ruban de Moëbius : les coulures d’acryliques de Marie-France LEJEUNE, ces étirements de peinture, ces questions de dedans/dehors, de bords et de surfaces, d’aplat et de volume, de profondeur et d’illusion de la profondeur, de continuité et d’espace... la boucle n’est-elle pas bouclée ?

LILIANE ROSE


Atelier de Marie-France Lejeune :11, rue César VEZZANI

Galerie Porte Etroite : 3, rue Étienne DAUPHIN
https://www.facebook.com/laportetroite/


mise en page et crédit photographique : MFLP


publié le 20 décembre 2017

auteur(s) En diagonale /

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