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Aaron : l’interview non-artificielle au Gaou

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Aaron a bien chanté le 26 juillet dernier au festival des Voix du Gaou. Christel et Stéphanie n’ont pas pu s’empêcher d’aller leur poser quelques questions.

Yaquoi : Pourquoi avoir choisi de chanter en anglais ?

Simon (chanteur) : Simplement parce que mon père est américain et j’ai donc deux langues en moi. Mais on ne s’interdit rien. On a choisi de ne mettre qu’une seule chanson en français car, du coup, ça lui donne du relief, ça lui donne une belle place par rapport aux autres. Chaque chanson est une lettre ouverte et certaines se devaient d’être en anglais et d’autres en français.

Yaquoi : Vous avez un univers musical qui est féérique et onirique mais il est également emprunt de désillusion. Ne vous considérez-vous pas comme de grands enfants qui ont gardé leurs rêves ?

Olivier (musicien) : Oui, c’est un chemin à suivre en tant qu’être humain. Ne pas oublier qu’avant d’être quelqu’un, on a été un enfant. Et un enfant, c’est quelqu’un qui a une perception de la vie complètement différente. Il est curieux et n’a pas peur de l’inconnu et de la différence. Il y a des thèmes qui reviennent de l’enfance : le fait de pouvoir s’imaginer des mondes. En grandissant, il est important de garder un oeil illuminé sur les choses. Donc oui, il y a du féérique car il y a des désillusions. Je pense que l’être humain est naturellement attiré vers le haut sans partir vers le mystique, mais seulement les sensations, les sentiments.

Yaquoi : Vous semblez créer rapidement. En un an, vous avez écrit une vingtaine de chansons. Quel est votre mode de création ?

Olivier : Ca reste assez rapide et assez instinctif. La base des morceaux se fait en une journée. Simon peut venir avec un refrain au piano, moi je vais trouver le reste. Lui, pendant ce temps-là, va écrire le texte. Par contre, après, il y a un travail plus long concernant l’arrangement pour essayer de trouver une fusion entre le texte et la musique. On a envie que la musique raconte également une histoire.

Yaquoi : Simon, vous êtes comédien à la base. Avez-vous envie de reprendre le chemin des plateaux ?

Simon : J’ai l’impression d’être actuellement en pause grâce à tout ce qui se passe. Dans l’absolu, le cinéma, le jeu m’attirent toujours autant. Je suis en train d’écrire un scénario. On est dans la préparation afin de tourner cet hiver. C’est un équilibre nécessaire pour moi même si ces derniers temps, ç’a été difficile d’allier les deux. Maintenant, je suis plus confiant par rapport au théâtre. Avant j’étais terrorisé. Je suis à présent capable d’être sur scène et de ne pas mourir.

Yaquoi : Pourquoi le nom d’Aaron ? C’est aussi un prénom ?

Simon : C’est l’acronyme de l’album : « Artificial Animals Riding On Neverland ». On voulait pas juste un nom de groupe. Et puis, un prénom, ça englobe plein de choses. Un prénom, c’est comme un titre, ça résume quelque chose. Rien n’est figé. Dans le futur, on pourra changer le nom, les lettres. Et puis, Aaron, c’est un prénom qui se trimbalait dans les tableaux de Basquiat qui est un artiste qui nous touche beaucoup. Ca nous amusait de faire des liens entre toutes ces choses.

Yaquoi : Vous avez de nouveaux projets ?

Olivier : Oui, on va commencer à créer des choses cet automne. Là, on n’a pas trop pu car il s’est passé plein de choses et qu’on a besoin de se retrouver tranquillement, un peu dans notre bulle et de faire comme pour le premier album. On n’a pas envie de changer de schéma. Mais on ne sait pas quand le prochain album sortira car on va faire comme pour le premier, on va attendre d’avoir une dizaine de morceaux.

Yaquoi : Vous ne vous connaissez pas depuis longtemps. Votre complicité a été évidente dès le début ?

Simon : Notre complicité a beaucoup participé au fait que l’on tienne la route. Je n’avais aucune notion de ce monde de la musique, je n’avais jamais fait de scène. Olivier et moi, on est sur la même longueur d’ondes. Il y a une vraie évidence, une amitié sincère et très rapide. J’ai profité de son expérience et il a profité de ma non-expérience. Mon regard un peu plus naïf sur les choses a dû l’aider un petit peu.

Olivier : On a de grands points en commun et on s’est servi tous les deux de nos différences.

Simon : Je me dis que je n’aurais pas vécu tout ça aussi bien si j’avais été seul. Ca doit être très dur pour ceux qui ont une carrière solo. Il y a quelquechose de très fort quand tu joues devant 60 000 personnes et je pense que c’est mieux d’avoir vécu ce moment à deux. A deux, il y a un équilibre naturel qui se crée et qui désamorce pas mal le flip et la prise au sérieux de la chose car c’est jamais que de la musique.

Yaquoi : Comment avez-vous géré votre succès soudain ?

Simon : Le fait d’être à deux a facilité les choses et puis on est resté dans le travail, on n’a pas été contemplatif par rapport à tout ce qui s’est passé. Et puis c’est que de la musique. On n’a pas inventé un vaccin.

- Interview : Christel et Stéphanie
- Photos : Stéphanie


publié le 6 août 2008

auteur(s) Christel / Stéphanie /

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