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Eddy Mitchell au Gaou : imparable mais pas trop !

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28 juillet 2004, Ile du Gaou, concert d’Eddy Mitchell

Alors que la veille, -M- avait attiré une foule plutôt jeune, Mister Eddy attira lui des fans plutôt âgés. Les organisateurs avaient monté pour l’occasion une tribune et disposé des chaises afin que ces messieurs, dames se donnassent la peine de s’asseoir. Délicatement fouillé à l’entrée, gracieusement guidé vers d’autres ouvreuses, le spectateur muni d’un billet à place numérotée put se poser paisiblement sur son siège plastique. Pour les invités et autres heureux gagnants de jeux radiophoniques, le concert était à apprécier debout.

Le concert débuta la nuit tombante, à 21h20. Eddy Mitchell entra sans trop de mise en scène, exception faite de son beau costume violet, emblème de sa tournée. Le groupe était vêtu de noir : chaussures noires, pantalon noir, t-shirt noir floqué du portrait de la star du soir. Un brin mégalo, l’Eddy ?

Tubes et chansons du dernier album s’enchaînent assez harmonieusement : “ Sur la route de Memphis ”, “ Rio Grande ”, “ J’aime pas les gens heureux ”, “ Je chute pour ceux qui ont le blues ”, “ La dernière séance ”, “ Les interdits ”, “ Le bar de l’hôtel Lutetia ”, “ Leche-bottes blues ”, “ 18 ans demain ”, etc. On peut regretter le faux rythme volontairement marqué par Eddy Mitchell. Une chanson “ crooner-slow ” encadrait deux jazz plus “ swing-rock ”. Dommage, parce que le public, déjà mouligasse, eut du mal à se lancer.

La star du soir était pourtant plutôt accessible, un rien cabottin en plaisantant sur les santiags qu’il a laissées dans un placard à cause du fait que G.W. Bush portait les mêmes, avant d’embrayer sur “ J’ai pas confiance en l’être humain ”. les applaudissements furent plus soutenus à la fin du “ Cimetière des éléphants ”, dont il faut avouer qu’il s’agit d’une très belle chanson. L’apothéose fut atteinte quant Eddy Mitchell fit le sermon du Boogie-Woogie. Les bien chers frères et les bien chères sœurs chantèrent tous en chœur ce tube que notre VGE national avait censuré en 1975. Les valeurs se perdent même chez la bourgeoisie !
Mais là encore la pression retomba avec “ Les yeux menthe à l’eau ”.

Bref, une soirée qui laissa des fournmis dans les jambes. Tant pis, encore tant pis, parce que n’oublions pas, Eddy, “ c’est un rocker ”  !


publié le 12 avril 2008

auteur(s) Julien /

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