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Knockin’ on heaven’s door

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Il est minuit lorsque Jean-Louis Aubert www.jeanlouisaubert.com surgit enfin sur la scène des Voix du Gaou. Le moral un peu dans les chaussettes à cause d’événements lituaniens récents, l’ancien leader des Téléphone n’en a pas pour autant gâché la soirée d’un public déjà conquis. Comme il dit, la journée a été triste mais c’est « une belle nuit ». Alors…

Le son est d’emblée impressionnant. L’inusable Richard Kolinka derrière sa batterie dégage une puissance exceptionnelle. Le guitariste et la bassiste, dont je n’ai pas réussi à connaître les noms, s’en donnent à cœur joie. Jean-Louis Aubert, avec sa voix un peu fausse, son jogging noir pas très seyant, enchaîne les tubes. Les spectateurs ne peuvent qu’emboîter le pas. Surtout que le vieux Jean-Louis ne s’est pas trompé : y a bien du monde ce soir sur « Les Plages » et le paradis… c’est ici.

Très peu de titres de son dernier album, Comme un Accord ; le concert est plus une sorte de best-of où sont compilés « Locataire », « Le Jour s’est levé », « Sur la route », « La Bombe humaine », « New York avec toi ». Sans être des millions ni des milliards, on était des milliers à sauter et balancer la tête sur « Argent trop cher », « Juste une Illusion » (avec riff de « Paint it Black », juste une allusion) et à chantonner « Temps à Nouveau ». On sent que Jean-Louis Aubert a envie de soutenir Richard Kolinka. A chaque instrumentale, nos deux guitaristes et notre bassiste se massent sur le batteur comme pour fusionner. L’ex-leader des Téléphone sait aussi partager avec son public et lui fait chanter « Comme un Accord » pour lui dire qu’il l’aime encore. Le rappel sera un plaidoyer pour « Un Autre Monde ». Tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais !

Les questions auxquelles Jean-Louis Aubert s’est dérobé pour cause de massages dans les loges (véridique !) et auxquelles Yaquoi a répondu à sa place :

Yaquoi : Avec un tel succès, pas envie de prendre ta retraite ?
J.-L. Aubert : Pas envie mais faudra se rendre à l’évidence, je suis obligé de me faire masser avant de monter sur scène, c’est pas bon signe.

Y : Effectivement. Mais alors vous prenez quoi pour sautiller sans cesse sur scène ?
J.-L. A. : Comme le pape, du jus de papaye.

Y : Et ça marche donc…
J.-L. A. : La preuve sur scène.

Y : Musicalement, votre musique est plus pépère aussi.
J.-L. A. : C’est vrai mais en même temps ça coïncidait avec une envie de calme plus qu’à de la fatigue d’ailleurs.

Y : Marre du rock énergique ?
J.-L. A. : Non, juste envie de développer un autre aspect de ma personnalité musicale.

Y : Partager l’affiche avec Bill Wyman et Robert Plant, ça te fait encore de l’effet ?
J.-L. A. : Oh, ouais toujours, même si Robert Plant est une forte tête qui m’agace un peu. Sinon ça me fait plaisir de partager l’affiche avec les Aston Villa aussi.


publié le 4 octobre 2003

auteur(s) Julien /

Nota Bene : l’interview est totalement imaginaire, la star n’ayant pas accordé d’entretiens aux journalistes.

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