LA PERICHOLE DE J.OFFENBACH
Opérette
le 20/03/2010
à 20h45
La ville de Lima est en liesse : on y célèbre la fête du vice-roi, Don Andrès de Ribeira. Mais l’incognito est de rigueur.
Deux chanteurs des rues, la Périchole et son amant Piquillo, font leur entrée. Leur répertoire ne remporte qu’un succès limité, et la Périchole, épuisée, s’endort.
Le vice-roi, la découvrant endormie, se trouve immédiatement subjugué par la belle. Il s’empresse de lui proposer une fonction à la cour. Elle écrit alors une émouvante lettre d’adieu à son amant. Don Pedro et Panatellas rappellent pourtant à Andrès qu’il ne peut faire venir à la cour qu’une femme mariée. Qu’à cela ne tienne. Piquillo fera le plus consentant des maris. Abominablement gris, Piquillo épousera devant le vice-roi, le gouverneur et le ministre, sa Périchole également ennuagée. Les voilà mariés, certes, mais conduits « séparément » au palais.
C’est un événement dans la vie des cours que l’arrivée d’une nouvelle favorite. Mais c’est d’abord le mari, Piquillo, promu Comte de Tabago, qui est l’objet de toutes les rancœurs. La colère de Piquillo est à son comble : il mêle dans une même invective le vice-roi et la nouvelle favorite. Le jeune homme est arrêté sur le champ et conduit au fameux cachot des maris récalcitrants. Dans le cachot où il se languit, Piquillo pense à sa femme. La Périchole justement paraît, elle rappelle à son « brigand » de mari combien elle l’aime et entend bien le libérer en soudoyant le geôlier, qui n’est autre que Don Andrès lui-même, déguisé.
Leurs chaînes sciées, la Périchole et Piquillo se retrouvent libres de leurs mouvements et peuvent envisager leur évasion. Il suffit d’attirer le vice-roi dans la prison. Don Andrès est laissé ligoté tandis que les deux jeunes gens s’empressent de gagner la sortie. En effet, alors que le vice-roi demande aux soldats de hâter l’arrestation, la Périchole et Piquillo renonçant à tout nouveau stratagème, demandent grâce au souverain. Don Andrès pardonnera et accordera la liberté, mais aussi refusera de reprendre les diamants offerts. Jamais les deux chanteurs des rues n’auront été si riches et si heureux.







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