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Le Pharaon Noir- Jean-Paul Marcheschi

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L’Hôtel des Arts transformé en espace mythique et mystique par JEAN-PAUL MARCHESCHI, peintre du feu, scribe de l’inconscient, sculpteur-alchimiste
Il ne s’agit pas, comme pourrait le laisser croire le titre de l’exposition, d’une simulation d’un parcours dans l’histoire d’un Pharaon égyptien, non, il s’agit d’un véritable parcours initiatique en 11 stations, à travers les onze salles du superbe Hôtel des Arts, il s’agit de puiser dans les mythes de l’humanité réinventés par J-F M. notre propre "duende".

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Ici se trouvait une des images pour lesquelles une société de droits d’auteur nous réclamait 50 € par mois (tarifs pour les organismes à but non lucratif et sans recette). Nous avons donc supprimé ces images au détriment des artistes.

..."Trouver le "duende", c’est faire remonter dans la voix le buste du "Pharaon noir"", nous indique l’artiste, mais si le sphinx nous demandait qu’est-ce que le duende, qu’est-ce que le Pharaon Noir, nous aurions de la peine à lui répondre, nous lui bafouillerions peut-être quelque chose comme cela : c’est inexpliquable par les mots, c’est expérimentable uniquement par les sens, ce serait peut-être cet état de rêve éveillé où on retrouve au plus profond de soi le sens de l’aventure humaine, le sens de sa propre aventure, ce serait s’arracher un instant aux réalités terrestres, au deuil, se sortir du néant, de l’angoisse, ce serait suivre ces forces qui vous relient avec le cosmos, avec votre destin ,... ce serait...A vous d’aller à sa rencontre et de partager avec l’artiste-alchimiste cette expérience qu’il a magistralement mise en scène en 11 stations et qui trouve son apothéose dans la Chambre du Pharaon.

Les archétypes les plus simples (l’air, l’eau, le feu), mais aussi les mythes les plus élaborés - Hypnos, Tanathos et Eros, Horus, Rhaël, le jeune sanglier (sorti d’un dessin de Pisanello)- et les références les plus recherchées -la Divine Comédie (d’après Dante), le Cri (de Münch), la tempête (par Victor Hugo)- ponctuent cette exposition...Dans chaque salle, nous sommes dans le tableau et tous ces codes nous invitent à traverser le tableau lui-même et à atteindre le "duende", dans le rêve et l’émotion, dans l’angoisse sourde existentielle de la dernière salle (hurlements), mais aussi dans la joie de la vie des salles du rez-de-chaussée (salle de l’eau, salle de l’air).

"Et comment fait l’artiste pour vous transformer en pharaon noir et pour vous mettre dans cet état ?", nous demande le sphinx. Là, il est plus facile de lui répondre : chaque matin, l’artiste prend une feuille de papier, vous savez, ces feuilles de papier d’écolier 21 x 29,7, perforées pour pouvoir les classer, il y jette dans l’urgence ses pensées nocturnes, ses pulsions ; puis, suivant un rituel qui lui est propre, dans une sorte de prière dansante, il approche une bougie, y dépose un masque de suie et de cire. La suie les rendra opaques d’un noir obscur, cosmique, la cire les rendra translucides, laissera transparaître des bribes d’écritures, laissera aussi passer la lumière. Par le feu sera purifiée la feuille, du feu surgira l’image, unique, sans redondance, sans repentir possible. De ces milliers et milliers de feuilles récoltées pendant des années, il couvrira les murs, il en fera des vitraux, des fresques, des chambres noires, il y installera ses objets de cire ou de bronze, de suie aussi, sculptures de mémoire, qui nous accompagneront dans notre parcours. Il créera ainsi un climat qui nous enveloppera totalement, jusqu’au plus profond de nous même. Vous aurez alors compris le sens du duende, vous serez le pharaon noir, et, nul doute, le sphinx vous laissera en vie...

Exposition forte, maximaliste, cosmique, magnifique, digne de ce lieu d’art. Exposition à méditer, moment propice à la transcendance, à la transformation peut-être. En trois mots, amour, mort et renaissance sont la substance même de l’installation de J-P Marcheschi.

Jean-Paul Marcheschi, né à Bastia en 1951, vit et travaille à Paris. Il a exposé dans les lieux les plus prestigieux, tout dernièrement au Centre d’arts plastiques de Royan, au Grimaldi Forum de Monaco. Il est présenté par la Galerie des Ponchettes à Nice et à la FIAC .

Un superbe catalogue édité avec le soutien du Centre Méditerranéen d’Art et du Conseil Général vous est proposé au prix de 250 F.


publié le 12 avril 2008

auteur(s) En diagonale /

Exposition du 2 juin au 23 septembre, 236 Bd Leclerc, Toulon, entrée gratuite

exposition @@@@

occupation des lieux @@@@@ (ce parcours initiatique dans un hôtel historique est fabuleux)
vernissage @@@@ (tout le beau monde est là, le buffet merveilleux, digne de l’exposition et du lieu)

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