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-M- le magnifique

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Les Voix du Gaou, 27 juillet 2004

Java a fini sa cession il y a déjà quarante minutes. Quarante minutes que la foule acclame celui pour lequel 7500 personnes se sont déplacées ce soir. Tous les billets ont été vendus, l’île du Gaou à Six-Fours n’a jamais été aussi bondée. Les lumières se font soudain plus discrètes, les premiers rifs de guitare se font entendre et, au milieu d’une guitare rose géante, apparaît une silhouette désormais célèbre. Coupe de cheveux impeccable, long manteau au col relevé, M apparaît enfin.

Dès les premières notes, l’île est conquise et ce sont des milliers de bras levés qui accueillent l’enfant chéri de la scène française. Le show peut commencer. Deux heures pendant lesquelles l’artiste va donner le meilleur de lui-même pour le plus grand plaisir de tous. Au-delà d’un simple concert, c’est un véritable spectacle interactif qui se joue ce soir. M ne veut pas que son public s’ennuie. Il s’agit de "réveiller l’instinct enfantin et animal qui sommeille en chacun de nous".
Cet amour de la scène et de la musique, on peut le lire à travers les solos de guitare endiablés : électrique, volant, l’instrument ne tient pas en place à l’image de son virtuose. Les musiciens qui l’accompagnent ne sont pas en reste ; depuis cinq ans qu’il tourne avec succès, M est toujours entouré des mêmes talents : Vincent Ségal - collaborateur entre autre du dernier album des Troublemakers « Express way » - produit des sons magiques avec son violoncelle électrique. DJ Shalom, qui lui vient de signer un premier album en solo au titre éponyme, réussit à faire danser le moindre spectateur de l’île une platine de mix entre les mains ou en train de slamer avec sa guitare au-dessus de la mer humaine. Cyril Hatef, le fou de la batterie et Seb Martel, cow-boy guitariste, viennent compléter cette famille.

Sur scène, les cinq artistes bougent sans cesse, selon des chorégraphies qui feraient pâlir les plus grands boys bands. Une grande théâtralisation des chansons, pour "rajouter des pailletes à l’intime". Et puis M fait participer activement ce public en invitant des spectateurs sur scène pour danser ou pour réaliser un gimmik (enchaînement mélodique entraînant et facilement mémorisable). Ce soir c’est Nicolas qui a eu la chance de faire chanter les 7500 îliens sur un gimmik de son choix. Ce moment est devenu un véritable rituel dans le concert, si bien que les spectateurs semblent préparer à l’avance un mini show. M nous confiait que c’est à Spa, en Belgique, qu’il a assisté au meilleur gimmik, celui de François, une star en herbe.
Une douzaine de chansons puisées dans ses trois albums a seulement été jouée ce soir. Mais toutes étaient embellies, rendues uniques, entre les sets électroniques de DJ Shalom et les solos de Vincent Ségal. Parmi les perles de ce soir, des extraits de son dernier album « Qui de nous deux » écrit après la naissance de sa fille. Un album beaucoup plus introspectif que les précédents, témoin d’"un moment de vie à fleur de peau".

L’inspiration ? M la puise dans des tranches de vie, dans son inconscient et même dans des détails de la vie quotidienne. Une cigarette, un mot qui s’échappe suffisent parfois à nourrir son "écriture automatique" et à donner naissance à des chansons "aussi dérisoires que profondes". Plusieurs niveaux de lecture d’une même chanson pour faire écho à l’ambivalence humaine. M c’est un peu comme un réceptacle d’émotions qui filtre puis "zoome sur des émotions précises" pour toucher son public.

M fait chanter, rire, danser, mais il réussit également à faire contempler les étoiles dans un silence total, ou encore à faire asseoir tout le monde pour la dernière « fleur » de la soirée. Le monde de M a, l’espace d’une soirée, enchanté une presqu’île comblée. Le public a épousé cet univers onirique naturellement, en se laissant aller au gré des humeurs du héros de la soirée. Matthieu Chedid, qui a l’impression de "vivre la plus belle vie", n’en finit plus de séduire. Après avoir signé la chanson titre du film d’animation « les triplettes de Belleville », il récidive avec une chanson composée pour le film « Arsène Lupin », bientôt sur les écrans. Pourtant, ce succès ne semble pas monter à la tête de Matthieu Chedid : il se dit très conscient du côté éphémère du succès qui finalement, n’est qu’un "accident", l’anomymat étant davantage la norme.

Pour le moment, M continue d’inscrire sa lettre magique au générique des plus belles histoires.


publié le 12 avril 2008

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