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Nicolas Pilard ou le rythme du chaos

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Dé-construire le réel pour mieux l’appréhender, voici le propos du peintre Nicolas Pilard.

Nous voilà en présence d’une oeuvre multiple, analysée du reste avec justesse par le critique et écrivain Luc Jeand’heur dans la plaquette qui accompagne cette exposition. Avec pour préalable une dé-construction, les structures ainsi défaites par l’artiste se perçoivent dans leur entité, la somme du tout ne faisant pas forcément le tout. Un sens nouveau s’immisce, et c’est bien là l’intérêt de son travail, questionner l’évidence pour mieux s’interroger, notre monde n’étant après tout que l’issue d’un vaste chaos originel. Les premières réflexions naissent à l’orée de ce 21ème siècle discordant dont la tristement célèbre décharge d’Entressen (Saint-Martin de Crau -13) est le théâtre. Là, depuis 1912, les déchets de Marseille la rebelle sont accumulés. Une source d’inspiration pour ce jeune artiste né en 1974 qui envisage le tableau comme un lieu hétérogène où des éléments d’origines différentes se rencontrent. Puis, les voyages...L’Asie en 2005 : Nicolas Pilard est interpellé par les images de presse montrant l’après typhon, lorsque l’intérieur des maisons se retrouve dispersé à l’extérieur, comme un voile levé sur l’intimité des vies, le culturel se mêlant à l’organique. Travaillant d’après photographies, peignant sur le motif ou d’après des objets spéculatifs issus de souvenirs, l’artiste marseillais emploie l’huile et l’aquarelle, avec en parallèle une activité de graveur, sa formation initiale. Ce désordre apparent n’est en rien une confusion. C’est plus un rythme des choses que nous renvoie notre environnement matériel et social, comme une réécriture du monde. A l’image des palimpsestes, ces manuscrits sur parchemin où l’écriture avait été effacée au profit d’un nouveau texte, Nicolas Pilard ne fait pas table rase du passé. Il l’interprète plutôt sous une autre lumière, celle du reste que l’on retrouve dans ses toiles.

Exposition Nicolas Pilard, du 13 février au 7 mars 2009, vernissage 12 février (18h00), Galeries du Fort Napoléon.


publié le 23 février 2009

auteur(s) Jean-Christophe Vila /

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