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RÉSEAU C’ESTBIENPARTI :"VANITÉS ET AUTRES ILLUSIONS CONTEMPORAINES", EXPOSITION CONÇUE PAR TADLACHANCE À CUGES LES PINS

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Treize artistes sont invités par tadlachance à s’exprimer sur le thème des vanités contemporaines : photographies, diaporamas, peintures, céramiques, installations, boudings, tous les moyens sont bons pour nous parler de ce thème universel et éternel : quelques soient notre naissance, notre chemin, notre rang, notre richesse, tout n’est que vanité, illusion, futilité, éphémérité, puisque la mort nous attend au bout du tournant. Vanitas vanitatum et omnia vanitas., nous dit l’Ecclesiaste, fils de David, roi de Jérusalem.

Ce thème, largement exploité par les peintres du 17ème siècle est repris aujourd’hui par bon nombre d’artistes contemporains, citons les natures mortes de Cézanne ou Picasso, ou plus près de nous, le crâne serti de diamants de Damien Hirst.

L’association tadlachance, créée par deux artistes cugeoises, Madeleine Doré et Françoise Rod, accueillent, dans l’ancienne coopé transformée en centre culturel, les oeuvres de ces treize artistes : les artistes du réseau c’est bien parti plus deux invités. Laissons parler le dossier de presse :



..." Certes, les ambiguïtés soulevées par les Vanités sont d’une grande richesse philosophique, humaine et mystique. Elles interrogent les plaisirs de l’existence, questionnent notre perception du réel, rendent visibles des phénomènes qui traduisent l’âme, la dématérialisation de notre siècle, tout en personnifiant une profonde quête de sens.
Au XVIIème siècle, les vanités témoignent d’une haute intention spirituelle. Ce sous-genre de la nature morte fait ressortir la futilité des choses, tout en valorisant la richesse contemplative d’un art dont le souci du trompe-l’oeil fait illusion d’authenticité. On peut déceler à travers les représentations de crânes, de sabliers, de montres ou de bougies consumées le caractère éphémère de toute existence, ces symboles servaient à prévenir le spectateur des dangers propres aux choses mondaines considérées comme des leurres.
L’intérêt pour les vanités est présent dans l’art contemporain, l’illusion permet de surfer sur notre ère médiatique. Les libertés individuelles s’expriment dans un ego à la recherche d’un plaisir sans bornes, tandis que l’accélération des métamorphoses et le développement exponentiel de la science nous conduisent en zappant à une illusion de connaissance universelle et à un rêve de toute puissance, voire d’immortalité. Les artistes contemporains ne s’y trompent pas, ils s’en emparent."

Marie-Françoise Lequoy a puisé dans les magazines et sur Internet des images qui marquent notre environnement quotidien (publicité, mode, santé, politique, art, société, histoire) en y incrustant avec humour des objets de vanité actuels ou empruntés dans le répertoire des tableaux du 17ème.

Michel Muraour évoque le domaine de la "mode" de la "communication télévisée" , en montrant des images extraites de la télévision.

Angelica Julner expose des photographies noir & blanc représentant des assemblages de «  vanités et natures mortes » et deux objets en céramique : «  tête d’ange » et « les yeux dans le ciel ».

Gilles Boudot présente des photographies intitulées Phénomènes Simples ; son travail pose une réflexion sur nos certitudes scientifiques, sur notre vaine volonté d’expliquer la nature et sur la possible poésie qui naît du contresens. "Ici, une vessie se gonfle sous l’effet d’un gaz, là, une mousse fragile s’élève avec une majesté dérisoire, là encore, le temps s‘écoule dans la réalité de nos étroites vies ».

Christiane Ainsley nous plonge dans la temporalité picturale d’un art qui s’inscrit au jour le jour, du temps qui s’écoule en forme de peinture qui s’étale, coule à la surface du sensible.

Chrystel David interroge l’identité du sujet et de l’objet, elle réunit "l’effet mer" à travers la photographie. Tout cela semble si réel et pourtant si impermanent et puis tout à coup, sans prévenir, plus de je, plus de ce, tout est là, simplement, dans l’éternité de l’instant.

Thierry Azam présente une série photographique réalisée au cimetière de Montjuich, à Barcelone, comme une combinatoire de l’ordure qui se tiendrait au seuil du merveilleux et qui préserverait de l’insolent gaspillage de la mort.

Katharina Schärer présente l’assemblage sculptural « …me souviens de…  ». Elle donne à voir un travail ludique, comme le souligne Denyse Carmagnolle : ses « boudings » s’agglutinent en des corps à corps, les boudins mêlés, collés, étroitement enlacés et entrelacés, cachent encore au creux de leur gorge profondément serrée la part secrète, protégée et inaccessible de l’être.  ».

Madeleine Doré propose un Manifeste poétique. L’installation est composée de différents tableaux où sont peints à la gouache des mots qui désignent différentes parties d’un corps performatif. A chacun des tableaux correspond un texte poétique peint de même couleur et se déroulant sur une toile. Sur de minuscules tableaux, l’artiste peindra le numéro de chaque jour et ce, pendant la durée de l’exposition, et proposera un exercice postural.

La machine à rêver de Geoffrey Blundel envoie selon des rythmes précis des flashs de lumière. En s’adressant directement à notre cerveau reptilien, cette machine recrée une vision propre qui diffère pour chacun d’entre nous.

Le duo AinsleyMuraour expose trois céramiques de la série nature morte dont les symboles nous amènent à une représentation purement allégorique de la Vanité. voir image en tête d’article.

John Francis réalise un montage vidéo intitulé GIF à partir des tableaux de Van Gogh. Selon l’artiste le thème des vanités est une confrontation à la foi, il rejoint les paroles de l’Ecclésiaste « vanitas vanitatum et omnia vanitas ».

L’oeuvre vivante de Françoise Rod, « Ca vaut pas une cacahuète ! » est une leçon d’humilité. Selon elle, notre existence au regard de l’immensité de l’univers ne vaut pas une cacahuète, tout ce que l’on pense valoir -notre vie qui semble si importante- ne vaut rien et ce qui ne vaut rien ou pas grand chose - une peanut- n’en reste pas moins un miracle quotidien .


La variété des oeuvres présentées témoigne de la richesse et de la contemporanéité du thème choisi et les artistes ne s’y sont pas trompés : chacun avec sa propre sensibilité et sa propre réflexion nous incite avec talent à poser notre propre réflexion, à nous poser tout simplement. Exposition totalement inédite et originale à voir absolument

C’est jusqu’au 3 mai, du lundi au vendredi de 16h à 19h30 et sur rendez-vous au 06 21 32 54 08

Ancienne coopérative de Cuges les Pins, 1 chemin de Raphèle
entrée libre

C’est un événement qui s’inscrit dans le programme 2015 du réseau d’artistes "c’est bien parti"

MFLP
crédit photographique :Michel Poiré


publié le 25 avril 2015

auteur(s) En diagonale /

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