Le nom de Nicolas Schöffer (1912 - 1992) ne peut être réduit à l’art cinétique. Son œuvre dépasse cette notion et le consacre authentique « génie », au sens propre du terme car alliant solides bases théoriques et inspiration artistique.
Hongrois d’origine, il s’installe à Paris au milieu des années trente pour développer dans un premier temps un travail pictural où les formes symboliques et élémentaires se côtoient. Il investit par la suite le champ de la sculpture, étudiant à travers cette nouvelle expression l’espace (le Spatiodynamisme), la lumière (le Luminodynamisme) et le temps (le Chronodynamisme). Il invente à partir de ces trois principes l’Art Cybernétique pour valoriser les phénomènes vitaux de la société.
Egalement pionnier de l’art vidéo (il dirigera une émission à la tv française en 1961), il théorise sur le développement de l’espace urbain avec l’écriture de multiples ouvrages (la ville cybernétique, La nouvelle charte de la ville...).
Cette rétrospective à la villa Tamaris menée en partenariat avec la Fondation Vasarely à Aix en Provence montre le cheminement de la pensée d’un ingénieur-artiste.
« Rétrospective Nicolas Schöffer », Villa Tamaris jusqu’au 19 septembre.

